Bon alors tout d'abord, Mon cher @Zig, je t'ai trouvé, toi et ton sujet sur le candaulisme.
Quand au sujet de fond:
En tant que Dominant, j'ai à de nombreuses reprises prêté ma soumise pour la faire baiser, où pour qu'elle suce un Dom ou un soumis, en contrainte ( Comme tu le sais ) Mais le candaulisme ( BDSM ) pose à mes yeux un problème qui a été bien exprimé par un des intervenants.
Ce mode est basé sur la régularité des interventions du Dom complice, et donc apporte avec lui, l'affectif lié à des relations sexuelles régulières. Il me paraît très difficile, d'avoir des relations de ce type, le Dominant complice baisant ta Domina, sans que celle-ci (si le mec est performant ) n'y forge un état sentimental se renforçant avec le temps.
Surtout après que ce dernier se soit montré très charismatique dans la forme de dressage qu'il t'aura imposée. Excitation de Madame au mieux du possible sur chaque baise.
J'y préfère amplement le prêt occasionnel et surtout, avec des intervenants changeants.
Pas de risque d'attachement. Il est concevable qu'un même individu soit sollicité à plusieurs reprises, mais les délais entre ces interventions sont suffisamment espacés pour que ni l'un ni l'autre ne puisse ressentir de l'attachement. Tout au plus de la camaraderie complice.
Je ne peux parler de ce que tu ressens ( et tu le fais très bien toi même ) Mais, je ne confierais pas ma soumise au dressage régulier à un Dominant, qui qu'il soit. Sauf à ce qu'aucun acte de pénétration d'aucune sorte ne soit dans le parcours ou la conclusion de son intervention. Les caresses, les douleurs, les humiliations consenties, sont le seul programme possible avec une personne régulière.
Bon, je crois avoir fait le tour. Je suis toutefois bien entendu disposé à répondre à toute question.
Merci,
Avant de balancer un profil sur le site candau, nous avons parlé mais nous avons surtout, questionné et pas n'importe qui, des Ami(e)s IRL, qui jouent avec ça et même de "simples" libertins.
C'est Sandrine (celle que tu as sur FB^^) qui m'a bien parlé, il y a maintenant, 14 ans, du libertinage. Pour m'apprendre le truc, elle n'a pas commencé par du "alors dans le lit, c'est ces positions". Non, elle a commencé par du "Attention, danger danger danger!!!".
Il est vrai que la régularité n'est pas bien vue, et je le comprends, dans ce genre de jeux. Il y a un danger bien présent et nous en sommes conscients. A ce titre, j'ai un droit de regard sur ce site d'annonces et si le mec, pour moi, cherche une chérie, j'ai le droit de prendre le clavier ou le téléphone et si il ne comprend toujours pas, je peux aller lui apprendre en direct live.
Un cocufieur n'est qu'un instrument alors il reste à sa place d'instrument et, bien évidement, il ne va pas dormir avec ma chérie ou bien l'emmener au restau à ma place.
Bon en bref : Nous faisons très très attention, nous communiquons, et nous savons bien que que le risque zéro...n'est absolument pas là.
Je n'ai pas eu la joie d'avoir une soumise H24 mais si ça avait été le cas, je me serais fait une joie de la faire mater par d'autres...en restant Maître du jeu, comme tu le fais si bien. ?
Bon pour ce qui vous concerne, encore une fois, vous êtes grands et vous connaissez tous les deux les risques encourus. Alors dans la plus grande prudence, amusez vous bien !!
J'adore la montrer, regarder ces hommes qui se délectent de ce qu'ils voient. Le lui faire remarquer, insister sur le fait du: à quel point elle est séduisante, attirante, et parfois, lorsque le courant passe, la prêter à un Homme. Elle devient ma chose. Elle obéit dans une sorte de jouissance particulière, car au delà du plaisir pris, il y a le fait d'obéir dans sa soumission. Elle n'est plus que mon esclave docile. C'est un délice pour tout les participants. Elle, l'outil de notre plaisir, et moi.
Le pied quoi !
J'arrive à comprendre. Tu connais, via mes écrits, mon côté switch. J'aimerais beaucoup, parfois, que ma compagne soit une soumise et si c'était le cas ? Mais des mecs viendraient se vider les couilles dans sa bouche de salope et dans son cul de pute très très souvent (et elle le sait en plus^^).
Tu me connais, tu sais que ce serait après avoir la certitude qu'elle le vivrait bien; Je ne suis pas là pour détruire.
En fait, je serais fier (trop peut-être) que ma soumise soit dressée pour obéir obéir et obéir et subir mes caprices. Bien évidemment, je suis sur la terre qui ressemble à une vraie vie, pas sur you porn.
Dans le BDSM comme dans le reste de notre vie, les fantasmes ont le droit d'existence tant qu'ils ne mettent pas en péril le/la partenaire, le couple, et qu'il n'y a pas de risque de destruction intellectuel de l'autre. Nous, les Doms, devons faire grandir nos soumises et non les détruire. Alors le frein aux excès est une nécessité absolue. Même lorsqu'ils sont demandés, ces excès, par la soumise elle même.
Dans le BDSM comme dans le reste de notre vie, les fantasmes ont le droit d'existence tant qu'ils ne mettent pas en péril le/la partenaire, le couple, et qu'il n'y a pas de risque de destruction intellectuel de l'autre. Nous, les Doms, devons faire grandir nos soumises et non les détruire. Alors le frein aux excès est une nécessité absolue. Même lorsqu'ils sont demandés, ces excès, par la soumise elle même. :)
Il est des femmes qui demandent, en effet, du "beaucoup". Je me souviens d'une qui voulait être symboliquement violée. Le scénario était trash. Ce fantasme est courant mais à la parlote, j'avais un doute (un truc "bizarre" mais je ne sais pas vraiment le définir) alors j'ai creusé : Enfant violée qui voulait oublier ça de cette manière = Non (pas avec moi du moins).
Comme partout, il peut y avoir des dérives et même côté Dom. Je connais une femme scat qui fait dans la gueule des mecs...parce qu'elle n'aime pas les hommes. C'est malsain, je n'ai jamais joué avec elle.
Maintenant, détruire, faire avancer: Les vanilles vont te (me) dire que tu es ( que je suis) un malade,c'est un éternel débat...
Ma meilleure Amie, que j'ai connu à ses 21 ans (on a presque le même âge et elle est à fond dans le libertinage) me dit que le BDSM c'est de la violence et qu'elle est anti-violence. Elle n'est pas conne, elle a des diplômes qui lui permettent d'avoir un bon boulot mais elle ne comprend pas. Je lui explique, elle voit des trucs en clubs mais...elle refuse de comprendre.
Pour la petite anecdote, le père de son enfant est psychothérapeute
Et bien voilà. C'est le résumé des travers à ne pas suivre.
Il faut garder la maîtrise de ce qui reste acceptable de tous les points de vue. Physiques physiologique et psychologique.
Derrière une insistance lourde se cache toujours un loup. ( Ton exemple du viol pour effacer le viol... Danger bien sûr )
Merci de cet échange.
@satan-dresse,
-C'est également notre aboutissement et qui me transcende au plus haut point car je peux être fontaine à ce moment là quand je sais qu'il va jouir dans ma bouche.....Je me focalise sur son plaisir à lui et cela m'emporte également.
ça sert à ça une soumise^^
-Donc frustration pour toi du coup...Alors tu le vis comment du coup?
De la "colère" (je suis en colère contre ma Dresseuse, pas contre ma chérie) et de la résignation. Je suis vidé si Madame estime que je dois être vidé.
-Info que j'ignorais,il est vrai que n'étant pas un homme il est difficile parfois de comprendre votre fonctionnement physique et psychologique du coup merci je capte mieux.
J'ai oublié : L'homme peut être aussi, impuissant (quelques heures)
-Cela réduit donc un peu à néant le travail accompli quant à ton dressage dès lors que tu redeviens Dominant ou amant,pas simple à gérer en effet et pour le coup je comprends que ta Dresseuse est dans l'idée de te maintenir sous clef....Cela me fait voir les choses un peu plus clairement et ce grâce à tes explications,cela devient plus fluide à mes yeux...complexe mais plus compréhensible..
Un homme dans un lit, il lui faut moins de dix secondes pour reprendre le dessus et baiser comme une bête.
-Compliqué en effet,perso en séance je suis soumise,je bronche pas et s'il me demande de fermer ma gueule et bien j'obéis,c'est même plus transcendant quand je gueule plus ou ne gémis pas car je suis plus concentrée sur ses gestes(bandeau sur mes yeux à ma demande besoin d'être dans ma bulle bien souvent ou les yeux fermés),sa voix qui me dit ce qui je suis et parfois il me demande de lui dire ce que je suis(j'adore ça) et je referme ma gueule.
-Mais hors séance j'avoue que l'on peut baiser quand ça me prend et là si je suis trop excitée je le mords et il déteste ça donc je joue pas trop tout de même mais des fois je me fais plaisir en lui laissant ma marque sur la joue de surcroît,il me faut les insultes également et là je me fais un plaisir de lui dire que'je suis sa catin,sa pute'par provocation avec un grand sourire,on peut jouer et c'est plaisant également.
Je comprends. Il est parfois bon pour une femme, de dire à haute voix, que c'est une pute/salope/chienne/catin (et elle a le droit de le dire parce qu'elle sait que ce n'est, au fond, pas vrai).
Idem.....
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J'ai des difficultés avec les quotes quand-même ?
Derrière une insistance lourde se cache toujours un loup. ( Ton exemple du viol pour effacer le viol... Danger bien sûr )
Je suis d'accord avec vous, c'est risqué. Mais en revanche, pour tenter le coup... pourquoi pas ! Une fois qu'on connait le trauma, on sait qu'elle peut s'écrouler en larme, en colère ou autre. Mais si ça aide à sortir, pourquoi pas.
Je cherchais à vous partager le lien d'une vidéo mais je ne la trouve plus.. elle était sur Youtube.
Il s'agissait d'un couple offrant des stages de découvertes du BDSM, ils expliquaient justement que le BDSM pouvait permettre d'épancher certains traumatismes comme le viol.
Le processus serait celui-ci :
En recréant de façon progressive la scène vécue et en y ajoutant une dimension de plaisir, cela redonnerait le pouvoir (de décision, de contrôle, de consentement) à la soumise, femme, et donc victime à ce moment là. Et cela permettrait non pas de camoufler le souvenir (en inculquant du plaisir à une scène de viol) mais de redonner force et confiance en soi...
Pour ma part je ne pense pas que cela soit bon..
@intime_photographie c'est vrai que d'un côté, si cela marche, pourquoi se placerait-on en juge...
J'entends bien.
Cependant, je ne m'amuserais pas à "soigner" une soumise d'un trauma passé en jouant sur ledit cauchemars.
En réalité voici mon cheminement :
Je me suis tout d'abord laissée emportée par la question et ai été tranchante sur le sujet, disant d'emblée que ce n'était pas une bonne chose.
Cependant, Intime Photographe m'a fait réfléchir, et n'a pas tort : si le BDSM peut aider à guérir de traumatismes, pourquoi priver une personne de cette possibilité, de cette chance là ?
En revanche, si le/la Dominant(e) est le partenaire, cela signifierait qu'il se placerait en tant que thérapeute quelque part.. c'est cette question qui est délicate, mais qui peut se retrouver dans la vie vanille aussi. Un homme qui prendrait la place d'un père ou autres exemples, mais aussi à échelle plus courante : une homme ou une femme se retrouvant à faire le "tampon" suite à une rupture difficile.
J'allais utiliser le terme de "béquille" également, mais ce terme est ambigu dans une relation D/s : un(e) soumis(e) s'appuie nécessairement sur son Maître à différentes mesures, je crois que la soumise se retrouve nécessairement dans une vulnérabilité (relative, selon la relation) et donc s'équilibre parfois nécessairement par les mots, la présence, le guidage, l'amour (etc etc) de son Maître..
Qu'en pensez-vous ?
Cela est-il sain alors ?
Dans tous les cas, n'est-ce pas le but recherché des deux côtés, de se livrer entièrement à "quelqu'un", et de prendre possession totalement de "quelqu'un" ?
A partir de ce moment, et à la vue de tout ce qu'il peut se passer au sein d'une relation D/s tant au niveau des pratiques que du lien créé... quel avis peut-on avoir que l'un devienne une sorte de thérapeute de l'autre ?
Je me pose la question mais je joue aussi la balance
Finalement tu as raison Zig, on ne peut que parler de soi, de ce que l'on ferait ou non à titre personnel..
@zig Nous sommes ( comme souvent ) sur la même ligne. Je ne suis pas Psychothérapeute. Et le risque, quel qu'il soit, est réel. Elle peut en effet avoir une réaction positive, mais si toutefois ce n'est pas le cas, alors ?? Où allons nous ? Quelles sont mes capacités à réagir de façon curative ? Aucune
De ce fait, il y a des médecins pour guérir, et des Dominants pour jouer avec des soumises. Que chacun(e) reste dans son champ de compétence et les traumatisé(e)s seront en sécurité. En tous cas, pas en situation d'aggravation possible de leur trauma. ( ceci n'engage que moi & probablement @Zig )
Finalement tu as raison Zig, on ne peut que parler de soi, de ce que l'on ferait ou non à titre personnel..
Oui, je crois que c'est mieux^^. Un parallèle (toujours cons les parallèles chez moi) : Je ne vais tout de même pas fouetter une femme pour la "soigner" parce qu'elle était battu par son père ou son ex.
Nan nan nan, je ne suis pas médecin psychiatre ou, même, psychothérapeute. Je peux jouer mais je ne peux avoir la prétention de guérir les pauvres femmes traumatisés.
En réalité je me posais une question sur le candaulisme :
> "aimer regarder", est-ce du candaulisme ?
J'ai regardé la définition de "voyeur" par exemple, mais cela implique de "regarder sans être vu".
Pour exemple, mon Maître aime me voir avec d'autres personnes, mais il aime également regarder d'autres personnes tout simplement (sans se cacher, je précise) : cela est-il du candaulisme ? je sais que les termes ne peuvent tout définir mais je m'intéresse beaucoup au lexical.. il y a quelque chose de passionnant à cela..
Puisque tu aimes le lexical, alors je te propose d'aller voir qui était Candaule et pourquoi il est à l'origine de cette expression de "candaulisme". Cela répondra en une fois à toutes tes questions ci-dessus.
Mais, non..... regarder autrui et non sa femme / son homme reste du voyeurisme. :) Lis au sujet de Candaule et tu sauras pourquoi !!! ;)



