L’art de la fâble

Voici deux fables détournées par Lia, membre d’un forum que je fréquente. Avec son aimable autorisation, et afin que ces textes ne disparaissent pas, les voici :

L’esclave et la soumise 

L’esclave ayant crié
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la gifle fût venue.
Plus un seul petit mot
De martinet ou de bécot.
Elle alla crier famine
Chez la soumise sa voisine,
La priant de lui prêter
Son dom adoré pour supporter
Jusqu’à la jouissance nouvelle.
Je vous lécherai, lui dit elle,
Avant l’août, foi de cochonne,
Avec mon amie et mon dom.
La soumise n’est pas prêteuse,
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette vicieuse.
Nuit et jour à tout venant,
Je baisais, ne vous déplaise.
Vous baisiez ? J’en suis fort aise,
Et bien ! Fantasmez maintenant.

 

Le corbeau et la renarde

Maître Corbeau, sur son arbre perché,
Tenait dans son bec une cravache.
Soumise la renarde, par le cul excité,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bien bonjour Sir le Corbeau.
Que vous êtes sadique, que vous me semblez chaud !
Sans mentir, si votre dressage
Se rapporte à vos menaces,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois.
A ces mots, le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle autorité,
Il ouvre un large bec, et laisse tomber sa sévérité.
La renarde groupiste, et dit : mon bon Monsieur merci,
je sais qu’une soumise vit au dépend de l’écoute.
Cette leçon vaut bien une punition, sans doute.
Le corbeau heureux et détendu
Jura, plus tard, qu’il lui prendra le cul.

Auteur : Le photographe Intime

https://intime-photographie.fr/presentation

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